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Agissons pour maintenir nos lacs en bonne santé

Depuis le début de cette belle saison chaude, encore des poissons morts ont été retrouvés sur les longues plages du lac de l’Achigan. Cela inquiète les résidents à propos de la santé de ce magnifique lac.

 

De nombreuses perchaudes ont été retrouvées mortes encore cette année. L’an dernier, nous pouvions en retrouver plus d’une dizaine chaque jour, mais cette année, on en retrouve en moyenne une trentaine par jour. C’est plus que les années précédentes affirment des résidents.

 

 

 

Des résultats non concluants

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ainsi que les vétérinaires avaient des hypothèses différentes concernant la maladie qui a fait subitement mourir les poissons. Les vertébrés en question avaient été envoyés pour analyses. « Les résultats des analyses pathologiques n’ont malheureusement pas été concluants », a confirmé Catherine Roy de l’Association pour la Protection du Lac de l’Achigan (l’APLA).

 

L’opinion des résidents

Des résidents ne sont pas d’accord avec l’opinion du ministère qui disait que les nombreux poissons étaient morts à cause de la grande canicule de l’été 2018. « Moi, je pense que c’est leur habitat naturel et ils sont capables de trouver refuge dans l’eau froide, excepté que les gros bateaux défont le fond du lac et les poissons meurent à cause de ça », dit Yvon Meloche. M. Labelle, fondateur de l’Association des amis de la plage, prétend que la rivière Pashby est affectée. Cette rivière fait partie du bassin versant qui alimente le lac et que les scientifiques disent qu’il est tout aussi important que le lac. « Il y a 15 ans, il n’y avait que deux ou trois chaloupes sur la rivière. Aujourd’hui, presque toutes les maisons ont un ponton ou un gros bateau et ça peut affecter les poissons. »

 

Une autre résidente dit que « quand les gens versent de l’essence dans leur bateau, il y en a qui peut tomber dans l’eau. La rivière et le lac sont donc nécessairement plus pollués ». Une autre encore ajoute que les berges en ciment ne doivent pas aider. Une citoyenne note que les problèmes soulevés ressemblent à ceux qui font augmenter le risque d’une éclosion de la cyanobactérie qui menace d’ailleurs le lac Écho. C’est ainsi que l’on se pose beaucoup de questions sur la santé du lac de l’Achigan.

 

L’inquiétude de la cyanobactérie

La cyanobactérie, ou algue bleue est une sorte d’algue extrêmement toxique et nocive pour l’humain et les animaux. La question a donc été posée à Christine Roy, adjointe administratrice de l’APLA. Elle répond : « le taux de phosphore dans le lac est bas, soit 3,5 μg/L, ce qui signifie que le lac est en santé à ce niveau. Pour maintenir ce bas niveau de phosphore, les citoyens peuvent poser les gestes suivants :

  • Conserver la végétation dans la bande riveraine sur une largeur minimale de cinq mètres;
  • Garder le plus d’arbres possible sur le terrain, car ils absorbent beaucoup d’éléments nutritifs comme le phosphore et l’azote. Quand ces éléments se retrouvent dans le lac, ils favorisent la croissance des algues et plantes aquatiques. Moins il y en a, plus l’eau est claire!
  • Ne pas utiliser d’engrais pour fertiliser leurs plantes et le gazon. Par exemple, l’engrais ajouté tout au long de l’été dans un gros pot de fleurs sur un quai est aussi dommageable pour le lac que les éléments nutritifs provenant de 100 réservoirs de fosses septiques qui s’y déverseraient!
  • Diriger les eaux de ruissellement provenant des gouttières, des stationnements, des fossés vers des aménagements qui permettent l’absorption de l’eau dans le sol avant qu’elle ne se rende au lac. Ainsi, l’eau est filtrée et les débris et particules ne se retrouvent pas dans le lac.
  • Respecter la limite de vitesse dans la zone de 75 mètres de la rive. Naviguer à basse vitesse et en faisant le moins de vagues possible près des berges et à faible profondeur diminue le brassage des sédiments dans le fond du lac et limite la remise en suspension dans l’eau des éléments nutritifs favorisant la croissance des algues et plantes aquatiques. De plus, cela diminue l’érosion des berges par les vagues.
  • Utiliser des savons sans phosphate. D’ailleurs, saviez-vous que le savon pour lave-vaisselle contribue à augmenter de 7 % le taux de phosphore des eaux usées de nos maisons ? Les produits La Parisienne, BioVert, Attitude, Nettoyants Lemieux et Hertel sont des produits ménagers écologiques, biodégradables et sans phosphates. En plus d’être écologiques, ces produits sont fabriqués au Québec!

 

Conclusion

Si nous voulons continuer à nous baigner et profiter du plus grand lac de Saint-Hippolyte, il faut le protéger, ainsi que les poissons, en faisant des choix écologiques et respectueux.