La conduite automobile devient de plus en plus un exercice périlleux, éprouvant, stressant et parfois très frustrant.

Il nous faut prendre très au sérieux la sécurité automobile. Nous avons tendance à oublier les règles apprises, il y a plusieurs années, au cours de notre examen pour l’obtention de notre permis. Nous n’avons pas tous une mémoire d’éléphant pour nous souvenir de certains concepts de base requis pour une conduite sécuritaire.

Le présent

En général, on doit s’attendre à ce que les autres usagers des autoroutes ou routes fassent preuve, un tant soit peu, de discernement et de respect. Sans vouloir crier au loup ou même chercher des poux, on note que le respect du code de la route est sujet à caution et que l’empressement (et par conséquent la vitesse) devient un facteur à haut risque. Il faut appeler un chat, un chat. Les routes deviennent de moins en moins sécuritaires et surtout, lorsque nous faisons face à un temps de chien ou à un froid de canard.

Personne ne baye aux corneilles en attente de faire un arrêt. On s’empresse de filer le plus rapidement possible et détaler comme un lièvre. Je ne saute pas du coq-à-l’âne en affirmant que l’on est de moins en moins doux comme un agneau : on voit de plus en plus de rage au volant où des gens se dressent sur leurs ergots pour parfois des raisons non significatives. Quelle mouche les pique ? Pourquoi monter ainsi sur ses grands chevaux? Nom d’un chien!

C’est chouette une balade en voiture : toutefois celle-ci peut prendre une autre tournure avec le comportement de certains automobilistes. Faire face à un embouteillage, où on circule lentement comme un escargot ou tassé comme des sardines, se voit de plus en plus fréquemment surtout sur l’autoroute des Laurentides. On porte moins attention à ce qui se passe, mais on agit comme des lions en cage. La patience devient vachement un élément important pour conserver son sang-froid. « Il est anormal que l’on empile les gens en hauteur dans des tours d’habitation pour ensuite les allonger en longueur dans les embouteillages », a dit Jean Yanne.

Le futur

Franchement, on se doit de prendre le taureau par les cornes et cesser de ménager la chèvre et le chou en continuant à introduire des publicités sur la sécurité automobile qui vont faire mouche et vont vraiment influencer le comportement des conducteurs. Il faut arrêter de faire l’autruche, noyer le poisson ou agir en poule mouillée devant la vitesse excessive et parfois erratique de certains chauffeurs. Nous devons tuer dans l’œuf toute récidive liée à l’abus d’alcool au volant. Il faut être à cheval sur les principes de bonne conduite et cesser de jouer au chat et à la souris avec les écarts. Gilbert Cesbron a affirmé « quoi qu’il semble, il y a beaucoup moins de gens qui abîment leur voiture que des gens que leur voiture abîme ».

Car ce n’est pas demain que le tout va diminuer : près de trois voitures sont produites et vendues à la seconde et 695 000 kilomètres de nouvelles routes sont construits de par le monde chaque année. La conduite automobile exige d’être futé comme un renard et nécessite des savoirs comme un vieux loup de mer : savoir le code la route, du savoir-vivre et savoir-être.

Source : Wikipédia