En relisant mon carnet de découvertes

Que de découvertes j’ai vécues cet été! Engagé dans le cadre d’Emploi étudiant Canada au journal Le Sentier, j’avais comme objectif de me familiariser avec le monde du journalisme. L’arrivée du mois d’août m’indique que je suis à mi-voyage de cette enrichissante aventure estivale et je veux vous en partager quelques fruits.

Accompagnant mon mentor, Antoine Michel LeDoux dans les défis qu’il s’est donnés pour l’été, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de personnes et de recueillir avec lui, leur témoignage de vie. Après un moment d’étonnement devant leur simplicité à se livrer, ces gens m’ont permis d’entrer dans leur vie et de m’en faire le récit des événements vécus. Que de trésors j’y ai découverts et de leçons, j’ai apprises!

 

Écouter les gens

L’un des premiers constats que je peux faire est l’importance de l’écoute. Prendre le temps d’écouter permet l’ouverture de la personne dans le partage de son vécu. C’est ainsi que j’ai pris contact avec la richesse du parcours de chacun. Que de « pépites insolites d’aventures » ont parfois alimenté les discussions! Par exemple, Denis St-Onge, qui est un guide super extra m’a permis de découvrir des lieux insoupçonnés dans les paysages hippolytois et avec lui j’ai connu les membres des familles St-Onge et Boivin. Une autre rencontre fort enrichissante a été celle avec Maurice Sylvain, un solide octogénaire, armé d’une excellente mémoire. Il m’a permis de comprendre les différents rôles des cantonniers dans le développement de nos routes, au « pays des roches ». Louis De Sève, fils d’hôtelier, m’a fait découvrir le bel esprit communautaire d’autrefois. Son récit lors du feu de l’un des hôtels De Sève et l’implication des gens en disent long sur l’importance d’être présent à l’autre.

 

Chacun son histoire

J’ai appris aussi que pour permettre aux gens de raconter leur histoire, il fallait parfois leur proposer un accompagnement. À ce sujet, Antoine Michel aime bien utiliser la métaphore des « pelures d’oignon ». Car, les souvenirs, comme les pelures, s’effeuillent un à un, au rythme des questions judicieusement posées. Et, comme les oignons, parfois, certains souvenirs font surgir une émotion. Il y a aussi les photos, les cartes ou les relevés d’articles journalistiques qui sont aussi grandement utiles lors de ces rencontres. Ainsi, petit bout par petit bout, photo par photo, les histoires surgissent. Pour Louise Allaire, c’est l’évocation de la vie d’Esther Blondin (mère Marie-Anne), cette humble religieuse du 19e siècle, qui, comme elle, a affronté les difficultés de sa condition. À son exemple, madame Allaire, confrontée jeune à la maladie, a pu poursuivre pendant plus de 35 ans, une carrière d’enseignante et même, assumer le rôle de directrice adjointe à l’école secondaire mère Marie-Anne (actuellement, pavillon A de la Polyvalente Saint-Jérôme) malgré les nombreuses objections, à l’époque, de ses parents et des médecins.

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