Il était une fois la liberté

Nous la recherchons dès nos premiers pas ! On souhaite à la fois la protection de nos parents, mais désirons explorer ce qui nous entoure en toute liberté : toucher à tout, goûter à tout, s’aventurer un peu partout !
Ce besoin est inscrit en nous et pour plusieurs, il ne nous abandonnera jamais, il fait partie intégrale de notre être. Il a pourtant deux côtés : il peut nous apporter des trésors de découvertes ou nous enfermer dans des liens qui peuvent se transformer en barreaux de prison dont on ne peut s’échapper. S’il est relié au bien, il peut enrichir la vie; relié au mal, il peut nourrir la souffrance d’autrui.

La liberté est souvent source de créativité, de découvertes et de rencontres qui ont le pouvoir de nous enrichir. Elle peut aussi, si elle s’attache à l’égoïsme, trahir et blesser. C’est peut-être pour cette raison que des lois tant religieuses que civiles existent pour contrer les gestes ou les paroles de ceux qui ne savent pas en user avec bonté et intelligence. Elle est un trésor si on sait bien en profiter, elle est machiavélique et malfaisante si elle s’acharne à ne se relier qu’à soi et oublie le bonheur d’autrui.
La liberté est pourtant primordiale pour le bien vivre. Il est important de s’attrister que tant d’humains autour de la terre en soient privés. Comme l’a écrit Albert Camus dans l’un de ses Carnets : « tout ce qui existe de plus noble chez les hommes veut la liberté. On ne peut consentir qu’à ce qu’on a choisi soi-même, aimer ce que l’on aime, et c’est une folie que de croire que l’on puisse, contre son coeur, dans l’obéissance, rien d’entreprendre de fertile ».

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