Raymond Lévesque est désormais à la retraite. Une retraite liée au travail, bien entendu. Il a quitté l’univers professionnel et il plonge dans l’entrainement comme s’il s’agissait d’une nouvelle carrière, mais dédiée à la joie de bouger et à celle de se dépasser. Et il s’amuse intensément.

 La fibromyalgie

En 2018, l’athlète de 66 ans n’a pas chômé. Il a représenté l’Association de la Fibromyalgie des Laurentides en support à la maladie dont est atteinte son épouse, Marie, afin de mieux faire connaître cette difficile condition physique. Pour ce faire, il a participé aux événements Ironman de juin et d’août, aux couleurs de l’association, en y marquant de solides performances, meilleures que l’an dernier, sans pour autant qu’elles soient suffisantes pour le classer pour les championnats du monde de 2018.

 

Le défi des 65 à 69 ans

La relève est forte, chez les 65 à 69 ans en triathlon, et cette réalité atténue un peu la déception que ressent Lévesque à ne pas s’être démarqué suffisamment aux qualifications, bien que l’Hippolytois ait réduit ses temps au Ironman 70.3 (5:20:13, en 2018 versus 5:26:19, en 2017) et au Ironman complet (11:57:16, en 2018 versus 12:08:50, en 2017). Rappelons-nous pour un instant les distances : le demi-i

Ironman se compose de 1,9 km de natation, 90 km de vélo et de 21,1 km de course à pied, alors que le Ironman pleine distance double ces marques, avec 3,8 km de natation, 180 km de vélo et de 42,2 km de course. Un participant dispose de 8 h 30 pour compléter le 70.3 sans être disqualifié et de 17 heures pour l’épreuve dite complète.

 

Varier les contraintes

S’il conserve son attrait pour les demi-Ironman, – il en a complété 38 à ce jour – Raymond Lévesque prend aujourd’hui sa retraite des Ironman pleine distance, après 23 compétitions brillamment accomplies. Celui que l’on surnomme affectueusement IronRay a simplement choisi de s’investir dans un défi encore plus spectaculaire, les ultratrails, à titre d’accompagnateur officiel de nuit d’un ami athlète inscrit à l’un de ces événements aux États-Unis. Visiblement, le mentorat et l’accompagnement dominent encore l’âme de ce sportif émérite, peu importe le temps qui passe.

 Le P’tit Train du Nord

Le citoyen de Saint-Hippolyte, nouvel ambassadeur de la municipalité en matière de mise en forme, fera aussi le Marathon du P’tit Train du Nord, le 21 octobre, un 42,2 km de course qui relie Val-David, Val-Morin, Sainte-Adèle, Piedmont, Prévost et Saint-Jérôme. Il s’agit pour lui d’une petite balade d’une quarantaine de kilomètres, pour le plaisir, bien entendu.