Quel est cet objet que nous tiraillons, étirons, arrachons, coupons, caressons, admirons, brossons sans une réplique péjorative de sa part ? Cet objet est le cheveu.

 

La majorité d’entre nous tente de bien le traiter avec des coupes régulières, un bon entretien et l’emploi d’un bon shampoing. Comme si leur vie ne tenait qu’à un cheveu, plusieurs individus s’avèrent excessifs avec la gestion de leur coiffure. Le shampoing est un dérivé de l’anglais shampoo qui lui vient d’un mélange de sanskrit et hindi pour champo signifiant masser les muscles.

 

La composition

On se doit de noter que le shampoing habituel est un composé de cinq produits chimiques puissants et difficilement biodégradables. Effectivement, il contient en général des agents lavants ou détergents comme la triéthaolamine; des agents moussants; des agents conservateurs (le parabène); des agents émulsifiants et finalement des additifs tels que les colorants et parfums. Il y a de quoi s’arracher les cheveux en examinant la teneur des composantes chimiques. Le marché de soins capillaires, de par le monde, est de 91 milliards de dollars. Plus de 550 millions de bouteilles de shampoing sont jetées annuellement.

 

L’apparence

L’apparence d’une personne passe irrémédiablement et presque automatiquement par sa coiffure. Il ne fait aucun doute que la coiffure de Donald Trump et la chevelure d’Albert Einstein ne passent pas inaperçues. Quelqu’un qui a mal aux cheveux, après une soirée bien arrosée, se voit immédiatement. Il s’en est fallu à un cheveu près qu’un individu perde de sa crédibilité avec une chevelure extravagante ou hirsute. Une autre personne qui a des soucis découvre que ses cheveux blancs poussent plus rapidement. « Les cheveux gris sont les archives du passé », a confirmé Edgar Allan Poe. Un cheveu prend aussi de la valeur : une mèche de cheveux de Napoléon ou Marilyn Monroe vaut son pesant d’or, celle de Che Guevara s’est vendue 110 000 dollars.

 

Le coiffeur ou la coiffeuse

En moyenne, le cuir chevelu contient 100 000 cheveux. Nous perdons en moyenne 60 cheveux par jour en automne. Donc il est normal d’avoir parfois un cheveu sur la langue. Sans vouloir exagérer et tirer par les cheveux cette discussion, disons échevelée, le métier de coiffeur (euse) se doit d’être hautement considéré et il est fortement recommandé d’être de mèche avec lui (elle). Quelle patience doivent-ils avoir devant les goûts parfois douteux des clients : il y a de quoi à se prendre les cheveux quand on parle de colorations, de rouflaquettes ou favoris exagérés, de mèches kaléidoscopiques. Ils se doivent aussi de suivre les tendances et les modes habituellement éphémères et d’être à l’affut de tous les phénomènes.

 

Il ne faut pas oublier que l’apparence d’une chevelure est le reflet d’une époque et de la culture d’une société particulière. Cessons de faire souffrir nos cheveux puisqu’à un moment ou un autre ils pourraient vous lâcher : l’alopécie est le fait de perdre ses cheveux. De toute façon, ils seront toujours au-dessus de vous. Chauve qui peut!

Source : Wikipédia