Un animal domestiqué, malgré certains inconvénients, joue un rôle primordial dans nos sociétés contemporaines de plus en plus ancrées vers la solitude et l’isolement. Que ce soit un chien, un chat, un cheval, un furet, une perruche ou un poisson rouge, leurs rapports avec l’humain prennent, dans la plupart des cas, une dimension émotive chargée.
Sans vouloir soulever une controverse sur le choix de l’animal domestique, prenons le cas du chien : « celui qui dit que le bonheur ne s’achète pas a oublié qu’il y a des petits chiots », nous a dit Gene Hill.
Le toutou dans le monde
Par sa dévotion, le chien semble prendre une place cruciale dans notre société. On chiffre approximativement à 400 millions la population de canidés à travers le monde, statistique qui peut toutefois être facilement contestée. L’amitié des chiens envers l’homme daterait de 33 000 ans selon les scientifiques. Un ménage sur cinq au Canada (six millions de chiens) avait au moins un chien en 2010. « Le chien est le symbole de la fidélité, mais nous le tenons en laisse », relève L. Soveny. Le chien représente un marché financier énorme. Seulement en 2009, 30 milliards de dollars ont été dépensés par les Américains pour la nourriture.
On ne peut pas passer sous silence les détracteurs de la race canine ou les cynophobes (ceux souffrant de la peur des chiens) qui évoquent certains désavantages comme les déjections, les jappements, les puces et la transmission de maladies. Cependant, il y a beaucoup d’autres animaux et insectes qui transmettent plus de maladies aux humains que les chiens, toutous, clébards, corniauds, cabots, cadors, clebs et roquets. Il existe probablement autant de personnalités ou de fonctions différentes qu’il existe de chiens: chasseur, berger, dépisteur, policier, gardien, guide pour les non-voyants, flâneur de salon, sauveteur, chercheur de truffes, accompagnateur de personnes handicapées. Que penser de l’impact que certains d’entre eux ont sur l’imaginaire comme Rintintin, Fido, Lassie et aux héros de bandes dessinées tels que Milou, Snoopy et Idéfix?
La Zoothérapie
Toutefois, c’est son rôle en zoothérapie où le chien accomplit un des plus grands biens. Les visites de chiens spécifiquement dressés pour la zoothérapie chez des personnes seules, dans les écoles primaires, dans les résidences de personnes âgées, dans les cliniques de soins de longue durée, dans des centres de réadaptation créent des liens affectueux et bénéfiques pour le moral. Il suffit de voir la réaction des gens face à la tendresse de l’animal pour comprendre l’importance que joue la zoothérapie (du grec zôion pour animal, therapeia pour cure) durant la période de rétablissement de personnes malades ou esseulées. Faire retrouver le sourire : un but bien noble, mais combien vital.
L’objectif à atteindre par l’intervention d’un chien auprès d’un individu peut être une relation d’aide, une stimulation sensorielle, un accroissement de l’estime de soi ou de la responsabilisation. La zoothérapie n’est pas un traitement, mais se veut un accompagnement vers un mieux-être. Par exemple, l’aéroport d’Edmonton en Alberta a recours à des chiens sur une base bénévole pour améliorer les états d’âme des voyageurs. Les passagers stressés par l’attente ou par la peur de prendre l’avion (l’aviophobie qui touche un passager sur trois) peuvent flatter librement des animaux pour faire baisser leur niveau de tension avant le départ.
Bien encadré, l’accès des chiens dans plusieurs établissements publics devrait être encouragé et bénéficier d’une attention toute spéciale. La présence de chiens bien dressés ne peut qu’alléger l’atmosphère et réduire le niveau de stress. Comme l’a si bien dit Elian-Joseph Finber, « les chiens n’ont qu’un défaut : ils croient aux hommes. »
Source : Wikipédia