Le gaspillage


Il ne faut pas se leurrer : le gaspillage est l’une des principales causes directes de la pollution.

Dans la plupart des cas, la pollution est la résultante de ne pas recycler intelligemment, de ne pas prolonger l’existence d’un produit ou de ne pas trouver un deuxième usage utile pour une substance, un processus, une denrée ou un résidu. Oui, de grands efforts sont faits dans bien des pays pour combattre la pollution : mais la lutte est inégale. Nous polluons plus vite que nous trouvons des solutions permanentes pour combattre et surtout vaincre le gaspillage. Et nous continuons et continuons de dilapider, de gaspiller, de gâcher. Paul Sérail a dit « se respecter, c’est apprendre à ne pas gaspiller ».

 

La preuve

On parle de l’obsolescence rapide ou artificiellement provoquée de plusieurs appareils électroménagers; de la désuétude accélérée que la mode continuellement changeante crée et l’attrait des marques griffées qui fluctue; de ne pas se gêner pour convertir des terres agricoles ou des terrains avoisinant des sites de villégiature ou enchanteurs pour les transformer en stationnement de centres d’achat ou sites d’enfouissement, parcs d’éoliennes, routes; d’utiliser des gicleurs automatiques pour arroser des gazons qui ont pourtant une vie si éphémère.

 

On supporte l’utilisation des véhicules électriques bien que ceux-ci génèrent aussi de la pollution, car les composantes de leurs piles contiennent des produits toxiques et peu ou pas recyclables (terres rares, lithium). On continue de vidanger des eaux usées peu ou pas traitées dans le fleuve, nos lacs et nos rivières. On ne peut pas actuellement au Québec recycler toutes les bouteilles usagées en verre via un système collectif de récoltes. Recyc Québec nous informe que « 33 % de la nourriture dans le monde est perdue ». On prédit qu’en 2050, il y aura plus de plastiques dans les océans que de poissons. Le véhicule le plus vendu aux États-Unis est le pick-up, grand consommateur de carburants. Mère Theresa a dit « ce qui me scandalise ce n’est pas qu’il y ait des pauvres et des riches : c’est le gaspillage ».

 

Solutions

Il existe plusieurs solutions qui sont drastiques et vont bousculer nos habitudes comme bannir complètement l’usage de tous les sacs de plastique, favoriser l’achat en vrac, éliminer l’usage des pailles de plastique ou en cartons, acheter des produits locaux pour limiter les coûts de transport, transporter son thermos pour son café ou son eau pour éviter de disposer anarchiquement des bouteilles de plastique ou des tasses jetables, conserver les pots en verre pour entreposer des produits, pratiquer le surcyclage soit de convertir de vieilles fringues en de nouveaux vêtements. Il existe bien d’autres options pour contrer les effets de la pollution : on se doit de les trouver et les appliquer.

 

Dans le passé je vous ai fait part en plusieurs occasions dans mes chroniques de mon désespoir face à la pollution et ses saccages, ravages et carnages. Oui, il existe plusieurs dossiers extrêmement importants comme les soins de santé, l’éducation, la sécurité publique. Pourtant, l’air et l’eau propres sont essentiels à notre existence et à notre survie. « La vie est faite de choix », a dit Derek Shepherd. C’est à nous de faire les bons choix.

Robert Riel

Source :Wikipédia