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Le parachutisme dans l’âme de la France au Québec

Arrivé à Saint-Hippolyte en 2007, Lionel Chambon a grandi sur une zone de parachutage, en France, où son père était bénévole. Il cumule à ce jour plus de 14 000 sauts en parachute et notre concitoyen est champion canadien en atterrissage de précision.
Les prédécesseurs de l’Hippolytois semblent s’être spontanément intéressés à l’idée de s’élancer du ciel, certains téméraires d’une époque plus ou moins lointaine se bricolant des voilures à supports variés pour sauter d’une montgolfière ou d’un immeuble élevé. Développée à plus large échelle pour un usage militaire, la discipline s’est depuis notablement enrichie. Le parachutisme a ainsi été reconnu comme un sport dans les années suivant la Seconde Guerre mondiale et c’est en 1951 qu’ont eu lieu les premiers Championnats mondiaux, en Yougoslavie.

Puis, être le plus précis possible
La plus ancienne des disciplines du parachutisme demeure la précision d’atterrissage, une épreuve d’adresse dans laquelle les compétiteurs sont largués à une hauteur de 1200 mètres et doivent se poser sur une cible mesurant 2 cm de diamètre. Lionel Chambon, qui gagne sa vie à Parachute Montréal, a remporté ce titre lors de la dernière compétition canadienne, tenue à Farnham, en 2017.

Viser du ciel l’équivalent d’un 5 ¢

L’objectif est simple et tout aussi minuscule : il faut, avec le talon de sa chaussure, atterrir le plus près possible d’un petit cercle jaune-orangé situé au centre d’un disque électronique noir de 16 cm de rayon, lui-même placé sur un réceptacle souple permettant d’amortir le compétiteur.
La performance maximale est réalisée si le tout petit cercle est atteint lors du premier impact sur le réceptacle. L’athlète se voit alors crédité d’une performance de 00 cm. Chaque impact réalisé sur le disque en dehors de ce point de repère est mesuré électroniquement, centimètre par centimètre à partir de la bordure extérieure délimitant la zone jusqu’à un maximum de 16 cm.
Le vainqueur sera le compétiteur ayant réalisé le minimum de centimètres à l’issue de toutes les manches réalisées lors de la compétition. À l’épreuve de Farnham, qui avait lieu du 30 juin au 7 juillet 2017, Lionel Chambon, au terme de 10 sauts, a cumulé un mince 17 points, obtenant deux fois 0 cm, trois fois 1cm, quatre fois 2 cm et une fois 6 cm. Le parachutiste de Saint-Hippolyte avait 16 adversaires au titre.

Sauter avec papa
Chambon, qui pratique ce sport depuis 37 ans, a pu participer à la toute dernière descente de son père de son vivant, une véritable célébration familiale, lui qui avait été initié par papa et fait le 1er saut et le 100e saut en sa compagnie. Lionel et son frère se sont enfin assurés du repos symbolique de leur père en disséminant ses cendres dans une ultime et fraternelle nage aérienne.