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L’ÎLE DE VANCOUVER : L’EXPÉRIENCE D’UNE VIE


Trio de Dauphins à flancs blancs du Pacifique

Le 26 avril, je m’envolais vers un nouveau chapitre de ma vie, direction Port McNeill au nord de l’île de Vancouver. J’y réside jusqu’en septembre pour travailler à titre de naturaliste au Whale Interpretive Centre (WIC) de Telegraph Cove.

C’est en août 2015 que je visitais ce magnifique coin de pays pour la première fois, accompagnée de mon père. L’objectif de ce voyage était de partir à la rencontre de mes animaux favoris ; sans surprise, je parle ici des épaulards. Non seulement ces derniers avaient-ils alors laissé un souvenir indélébile dans ma mémoire, mais j’ai été également conquise par la tranquillité des lieux, les immenses forêts de conifères, l’océan Pacifique et la faune riche si omniprésente. Je souhaitais revenir pour apprécier davantage le joyau brut qu’est l’île de Vancouver.

Un défi colossal et stimulant

Jour après jour, je découvre un nouveau pan d’un environnement marin qui m’était jusque là inconnu. En tant que naturaliste, ma responsabilité est de fournir aux visiteurs du centre de l’information juste sur la faune marine locale pour sensibiliser, susciter l’amour et le respect des espèces. Cela a donc nécessité que je me familiarise dans un court laps de temps avec la longévité, les habitudes de vie (comportements sociaux, migration, etc.), la diète, les menaces, les caractéristiques physiques et les faits particuliers de plusieurs espèces que je n’avais pas côtoyées aux abords du Saint-Laurent. C’est le cas des loutres de mer, des lions de mer, des dauphins et des baleines grises.

Quant aux épaulards, bien que je possédais déjà les connaissances de base, ils ont une structure sociale complexe et des dialectes différents qu’il m’a fallu examiner de près. Le petit et charmant village de Telegraph Cove (qui compte 7 habitants permanents !) se trouve tout au nord de l’île, où les épaulards résidents du nord sont observés en abondance chaque été, de la terre ou en bateau. Bien qu’on les appelle « résidents », ils ne sont en fait présents que quelques mois par année, de juillet à octobre environ. Je les attends avec impatience !

Je suis grandement choyée de vivre cette aventure, et je profite pleinement de chaque journée. Mon emploi me permet d’être en constant apprentissage, j’observe des animaux sauvages (je croise souvent des ours noirs en me rendant au travail et des aigles royaux passent au-dessus de ma tête sur l’heure du dîner), j’échange avec des visiteurs locaux et internationaux, je vais sur l’eau aussi souvent que je le peux et je perfectionne mon anglais.

Les lions de mer de Steller sont les plus costauds de toutes les espèces d’otaries

Mais aucun projet de cette envergure n’implique de sacrifices, et j’ai dû faire des choix. Les préparatifs ont été éreintants, j’ai investi de l’argent, j’ai laissé derrière tout ce que je connaissais, je ne suis pas retournée à Tadoussac que j’adore. J’avais passé à peine quelques jours ici il y a trois ans. Ce fut une quantité étourdissante de changements en quelques jours : une nouvelle ville, un nouvel appartement, un nouvel emploi, pas de moyen de transport, aucun repère et je ne connaissais absolument personne.
Je trouve essentiel de mettre en lumière les deux côtés de la médaille car il n’y a pas de situation parfaite qui se déroule rondement et sans embûche, mais lorsque quelque chose nous est si cher, tous les obstacles peuvent être surmontés et nous sommes alors récompensés au final. C’est avec sincérité que je souhaite à chacun d’entre vous de vivre vos rêves sans hésitation, quels qu’ils soient. Car cela nous permet de nous épanouir et de devenir la meilleure version de nous-mêmes.