À l’été 2024, par un bel après-midi d’été, je reçois dans ma boîte postale, une lettre en provenance de Laval. J’ouvre cette enveloppe qui m’est bien adressée et ce que j’y lis me déconcerte totalement.
C’est une agence de recouvrement qui m’écrit pour me signaler que je leur dois un montant de 700 $, un prêt que j’aurais demandé à la Banque CIBC, et cela deux fois. Et que cette même banque a fait appel à cette agence de recouvrement pour me signifier que je n’ai pas remis ce prêt dans les temps voulus. Devant mon étonnement, j’appelle l’agence en question, qui existe vraiment. Un dénommé Mathieu me répond et je lui explique cette affaire.
Une écoute réelle
Monsieur Mathieu écoute mon histoire sans dire un mot. Je lui explique que je n’ai JAMAIS fait de demande de prêt et aussi que je ne suis pas du tout cliente de la CIBC en question. Et que je suis très surprise de ce qui m’arrive! Je lui demande de me croire et aussi de connaître la marche à suivre afin de régler cet imbroglio dans lequel je suis une VICTIME.
Mathieu semble me croire et il me propose que j’appelle directement la Banque CIBC. Il prétend que la banque sera prête à m’écouter et qu’une solution sera sûrement proposée. Sur ce, je décide de me rendre à la Banque CIBC de Saint-Jérôme, au lieu de téléphoner. Je préfère parler avec une professionnelle en personne. En entrant, je me dirige vers un bureau où se trouve une jeune femme, et lui demande si elle peut me recevoir. Et oui, elle m’invite à m’asseoir. Ellie-Rose, la consultante en finance, me semble très à l’aise et me demande de quoi il s’agit. Je lui explique mon histoire et elle va tout de suite consulter le site de la banque pour se rendre compte qu’il y a bien un compte ouvert à mon nom. Et on comprend toutes les deux que ce n’est pas moi qui ai ouvert ce compte. Et elle doit mesurer ma bonne foi! Je lui explique que j’ai un compte dans une autre banque, que je n’ai jamais ouvert de compte à la CIBC. Il y a quelqu’un qui a usurpé mon nom!
Et comble de hasard, elle semble me reconnaître, car je fréquente assidûment un resto de Saint-Sauveur, lequel est la propriété de sa grand-mère. Elle m’y a vue déjà et constate que je lui dis la vérité. Ce qui justifie que je suis la vraie Louise Benoit. Un hasard tout à fait fortuit! Cela me réconforte grandement. Alors elle me propose de contacter TransUnion et Equifax, cela pour réguler mon crédit et qu’elle fera ensuite un suivi avec sa banque et la maison-mère de la CIBC à Toronto.
Signature et règlement
Suite à de nombreuses démarches, un agent de la Banque CIBC de Toronto me téléphone et me demande officiellement ma signature, une copie de mon permis de conduire et de ma carte d’assurance maladie. Cela pour bien s’assurer que je suis la vraie Louise Benoit et que le compte en question a été ouvert par un arnaqueur. Comme je ne connais pas ce monsieur, je me réfère encore à Ellie-Rose.
Je remplis cette demande en personne avec elle à son bureau
Et c’est elle qui envoie les copies de mes cartes et ma signature à Toronto, à cet agent. Plus tard, le dossier concernant cette fraude a été réglé et avec la banque et avec l’agence de recouvrement. Je n’ai plus à craindre quoi que ce soit. Tout cela a duré quelques semaines. Une angoisse persiste et on se sent vulnérable. Et je me demande comment on peut être arnaqué de la sorte. Une histoire qui se termine bien dans mon cas.
Sur ces derniers mots, il faut rester vigilant et surtout réfléchir, mais agir prestement quand quelque chose nous semble bizarre. Et ne pas être gêné à demander de l’aide professionnelle, soit à son propre banquier, soit à son comptable si nécessaire ou même à un proche en qui vous faites confiance si une telle situation vous arrivait.
Courriel arnaqué
Cela dit, une autre arnaque me concernant s’est produite encore : mon courriel personnel a été « hacké » en septembre dernier. Un fraudeur s’est emparé de mon adresse courriel, faisant accroire à tous mes contacts que j’étais très malade à l’hôpital et que j’avais besoin de cartes-cadeaux pour une valeur de 600 $. Cela semblait urgent! Foutaise!!! Un de mes amis futés m’a avisé de ce problème le matin même. Il a fallu que j’annule mon adresse courriel, que je dise à tous mes contacts de supprimer ledit courriel. Et j’ai changé pour une nouvelle adresse courriel dans la journée même. Ce fut une autre expérience assez traumatisante.
Malheureusement, une personne de mon entourage s’est fait prendre. Avec une bonne intention, elle a répondu à ce FAUX message, et a envoyé ce montant de 600 $ sur mon courriel, qui en fait était USURPÉ par un fraudeur, en pensant vraiment que j’étais malade à l’hôpital. Son réflexe de vouloir m’aider est noble, mais, cependant, il aurait fallu qu’elle pense, soit de me téléphoner ou alors qu’elle appelle mon conjoint qu’elle connaît bien avant d’agir. Une RÉFLEXION s’impose ici.
Totale vigilance
Mon message ici est que nous devons être de plus en plus vigilants avec tous ces fraudeurs qui rôdent et qui parviennent à déjouer plus de gens qu’on pense. Réfléchir quelques secondes avant d’agir.
Voilà mes histoires de fraude. On pense souvent que ça n’arrive qu’aux autres! Eh bien non! On demeure amer et floué vis-à-vis tous ces fraudeurs et on espère que les instances policières feront en sorte que ça n’arrive plus du tout! Et demeurer aux aguets avec le phénomène de l’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE! Celle-ci fait aussi des ravages au téléphone avec des voix truquées ou alors de fausses vidéos qui nous laissent perplexes. PRUDENCE est le mot d’ordre en ces temps de technologie avancée.

