C’est le 14 juin que le Théâtre Gilles-Vigneault accueillait Martin Vachon, qui nous présentait son deuxième spectacle solo Ahh Caramel… faisant partie de la série humour. La salle bien remplie attendait que cet artiste polyvalent vienne partager avec nous quelques aspects assez inusités de son parcours.

 

Animateur, comédien et humoriste, voilà qui décrit bien Martin Vachon. Il a tenu plusieurs rôles télévisuels dans Les Bougon, Rumeurs, Les hauts et les bas de Sophie Paquin et Mémoires vives pour ne nommer que ceux-là. Il fut aussi de la distribution de plusieurs pièces théâtrales. Son passage remarqué à la téléréalité de Big Brothers Célébrités ou son animation pour Le monde est à nu, n’aura laissé personne indifférent.

 

Quand Martin se dévoile

Cette série documentaire qui se rapporte à la nudité lui a permis de voir plus d’une douzaine de pays. Avec ce nouveau et deuxième one-man-show, on découvre un gars qui aime raconter de savoureuses anecdotes, et ce, dans les moindres détails. Il aborde sa nouvelle quarantaine avec une énergie mentale et physique qui ne laisse aucune place à la banalité.

 

Avoir le courage de ses peurs

Dans un décor minimaliste où l’on n’aperçoit qu’un banc sur la scène, les spectateurs de tous les âges accueillent chaleureusement l’humoriste. Martin nous avoue avoir un sentiment d’insécurité et en l’écoutant on constate qu’il s’est souvent retrouvé dans des positions assez cocasses. Parce qu’il a une relation amour-haine avec ses craintes, il nous confie qu’il s’inquiétait et avait hâte tout à la fois de monter ce deuxième spectacle. Mais il aime relever les défis, particulièrement ceux qui semblent insurmontables.

 

À titre d’exemple, il nous relate une expérience vécue lors de son voyage au Japon, dans le cadre d’un enregistrement pour Le monde est nu. Dans la culture nippone, le sumo est le sport national. Martin a bien évidemment porté le mawashi, cette ceinture épaisse mesurant environ 30 pieds et qu’il a enroulé autour de son corps nu afin de combattre avec un lutteur sumo. La description tant vocale que physique qu’il nous en fait est hilarante. Toujours dans le cadre de cette émission, Martin a effectué un reportage en Australie et semble-t-il que la population australienne est reconnue pour son esprit anticonformiste envers la nudité. Afin d’appuyer cet énoncé, Martin nous présente un tableau sur lequel se retrouve son portrait effectué par Pricasso dans son atelier. Il faut savoir que sa façon de peindre est assez unique, puisqu’il utilise son pénis pour faire ses tableaux. Afin d’imager le tout, Martin utilise son micro afin de nous démontrer avec moult précisions la procédure utilisée par le fameux Pricasso. La salle en délire n’en croit pas ses yeux et pourtant le personnage existe bel et bien!

 

L’humour qui fait du bien

Dans un ordre plus personnel, il nous parle des moments de délirium dont son père souffre. Il aborde ce sujet délicat en le dosant avec de drôles de situations qui invitent à dédramatiser. Il nous confie « De voir mon père ainsi, cela a changé ma perception de vieillir, je crains d’arrêter de vivre plein d’affaires. Mes garçons me poussent à me dépasser ». Il poursuit « la peur me fait paniquer et cette année ce fut la vasectomie. Durant l’opération, je commente tout ce que le médecin fait. J’avais demandé à ma blonde de m’accompagner durant cette épreuve. Elle me dit que le docteur fera cela en criant ciseaux, j’ai ensuite perdu connaissance à plusieurs reprises ». Pendant l’explication, Martin s’assoit et il nous mime l’action qui se déroule au cabinet médical et les rires ne se font pas attendre. Il nous parle de ses deux enfants et de certains faits bizarres tels que : pourquoi la télécommande de la télé tient avec un élastique de brocoli?

 

Martin veut être aimé

Martin a cette crainte de ne pas être aimé et cela l’a fait hésiter à participer à Big Brothers Célébrités. Il est anxieux et n’aime pas les conflits et pourtant il est allé au-delà de ses réticences. Il s’est rendu compte que c’était la meilleure décision professionnelle que d’accepter cette animation. Il termine avec cette phrase remplie de sagesse « Dans la vie il faut foncer, l’inconnu c’est quelque chose qui attend d’être découvert ».

 

Martin adore être fêté, alors pour terminer, il se coiffe d’un chapeau d’anniversaire et il souffle la bougie d’un petit gâteau (peut-être un Vachon?) avant de lancer des confettis multicolores dans la salle et il demande aux gens de lui chanter Bonne Fête. Car dit-il c’est comme s’il avait 40 ans à chaque représentation. Son spectacle est tout aussi délicieux qu’un petit gâteau Vachon, mais les calories en moins, tout en satisfaisant notre appétit de la rigolade. L’autodérision dont fait preuve Martin nous confirme qu’il a la capacité de bien nous divertir. Une belle ovation lui est offerte avant de le rencontrer pour un échange et des prises de photos.

Pour infos : theatregilles-vigneault.com

Photo : gracieuseté