Duo Aster : Florilège

Un jeune couple, dans la musique comme dans la vie, ClioThéodoridis, saxophoniste d’ascendance grecque, et Jonathan Nemtanu, pianiste aux origines roumaines, nous a offert un concert vibrant, entraînant et polychrome, sous l’égide de Diffusions Amal’Gamme à Prévost. Sous-titrée Cartes postales, la prestation s’est voulue volontiers comme des vignettes sonores variées d’inspiration européenne, mettant à l’honneur un instrument relativement récent, conçu par le Belge Adolphe Sax au milieu du XIXe siècle, le saxophone.

 

 

En introduction, la Suite hellénique de Pedro Iturralde a permis au saxo d’afficher sa polyvalence, du drapé moelleux tout en douceur au saccadé sautillant. Puis, une Czardas de Vittorio Monti a pris le relais, exprimant la richesse de la musique folklorique hongroise, tantôt sereine, tantôt tournoyante et endiablée.

 

Le duo nous a ensuite plongés résolument dans la musique du film Catch Me If You Can, dans lequel Di Caprio incarne un imposteur pluraliste impénitent sans vergogne. Signée par le réputé John Williams, la trame musicale nous emporte aux trousses de Leonardo, aux prises avec ses poursuivants. On s’y croirait presque, le rythme s’ajustant à la progression de l’intrigue cinématographique.

 

Après une œuvre du jeune compositeur québécois Mathieu Lussier, Récit et lied, ou le saxo prend la vedette en solo et rejoint le piano en sonate, nous abordons la musique espagnole. Deux pièces d’Isaac Albeniz, Cordoba et Asturias nous offrent la chaleur et la couleur de l’Espagne, teintées de mauresque et de vivacité.

 

En fin de concert, le duo nous a offert une composition du clarinettiste français Alexis Ciesla, au coloris klezmer, Ocres rouges, pièce explosive à souhait, laissant libre cours à la vaste tessiture du saxophone, des sons les plus graves aux pépiements stridents et suraigus des oiseaux. Une pièce mouvementée, essoufflée, et essoufflante… par empathie pour la musicienne peut-être aussi! La virtuosité était au rendez-vous, sans nul doute.

 

En brève conclusion inclusive, chi va piano va saxo… saxo- fun !!!

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