Il était une fois en mon for intérieur

Le mot for est presque oublié! Pourtant, sa présence tisse notre plus grande intimité, même si souvent nous voulons en ignorer la force. Certains affirment qu’il serait le tribunal de notre conscience alors que pour certains psychanalystes, il serait relié à notre inconscient. Que nous soyons athées, agnostiques ou religieux, sa voix se fait entendre chez tous les humains.

 

Il s’attache à ce que nous possédons de plus secret en nous. On ne peut tricher avec lui. Il s’impose même sous deux formes, celle d’une voix et d’une voie. On ne peut les mettre sous silence ou les détourner, même si souvent nous aimerions les « mettre sur pause ». Elles sont peut-être notre plus grande vérité, celle dont on devrait écouter les conseils et suivre les routes que ce for nous propose afin d’abandonner les tintamarres extérieurs qui nous obligent trop souvent à regarder ailleurs.

 

Ce sont de ses messages qu’on devrait être à l’écoute puisqu’ils viennent du plus profond de notre être et ne sauraient nous mentir. Ce for intérieur est peut-être notre plus grande vérité, celle dont on ne peut dévier la route. Être attentif à ses murmures, à ses chants et même à ses silences ne peut que nous aider à vivre plus paisiblement, à vivre en harmonie avec ce que nous sommes vraiment.

 

Il me fait parfois penser à ces filons d’or incrustés à l’intérieur d’une grotte ou d’une caverne et qui brillent comme des lignes de vie dont on ne peut nier l’immense richesse. Nous devrions peut-être nous transformer en chercheurs d’or pour aller à la rencontre de ces filons de notre for intérieur. Nous n’en serions qu’humainement plus riches!