Les conjonctions sont des mots invariables dont l’unique emploi est, à la suite d’une virgule, de réunir des mots qui s’accouplent, se rencontrent, s’opposent, mais sont toujours reliés à une logique de subordination. « Mais, ou, et, donc, car, ni, or, puisque, lorsque, quand, si, comme » sont tous des conjonctions qui, souvent, transforment le sens de la logique d’une phrase.

La conjonction « mais » me fascine, car elle a le pouvoir d’ouvrir ou de fermer des portes et qu’elle a une puissance quasi infinie. Elle est d’une importance capitale, car elle peut exprimer tant l’opposition, la restriction, l’objection et parfois, magnifiquement, les nuances. Elle a aussi la force d’unir des mots ou groupes de mots en bâtissant entre eux un lien logique, soit de différence, d’opposition, de précision, de transition ou, très souvent, pour nier ou nuancer émotionnellement l’idée qui la précède.

Cette conjonction est une voyageuse, même à petits pas, car elle peut s’en aller dans toutes les directions. Elle peut autant rassurer qu’effrayer. Son pouvoir est immense, même si, très souvent, elle se présente comme amie de la restriction.

« Je t’aime, mais… »

« Tout va bien, mais… »

Voilà peut-être pourquoi la virgule qui la précède a souvent la larme à l’œil!

Parfois j’aimerais mettre un tréma sur la lettre « i » de ce mot, car il deviendrait « maïs » et toutes ses logiques restrictives s’égraineraient comme les graines du maïs et nous offrirait des dizaines de joies qu’on savourerait avec délice. Comme il est étonnant qu’un simple tréma puisse complètement réjouir le sens souvent un peu tristounet d’un simple mot!

Voilà peut-être l’illustration de l’importance des accents.