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La gestion des commotions cérébrales : à quoi faut-il s’attendre ?

Au cours de l’été, il est agréable de profiter des activités extérieures, telles que le vélo ou la moto. Il y a toujours des moyens de s’amuser. Malheureusement, même avec les meilleures intentions, des accidents peuvent survenir. Les casques sont importants pour prévenir les traumatismes

crâniens, mais ne vous protégeront pas nécessairement d’une commotion cérébrale.

Une commotion cérébrale, également connue sous le nom de traumatisme craniocérébral léger (TCCL), est une perturbation temporaire du fonctionnement cérébral résultant d’un traumatisme. Des traumatismes comme des chutes ou des collisions mènent à des secousses du cerveau à l’intérieur de la tête contre le crâne. Dans les heures et les jours

qui suivent, la personne peut ressentir des symptômes physiques (des maux de tête, des vertiges, de la nausée, une sensibilité aux lumières et aux bruits, de la fatigue, etc.) ainsi que des symptômes cognitifs et émotionnels (un brouillard mental, une perte de concentration, une plus grande sensibilité émotive, etc.). Des symptômes plus graves, comme la difficulté à respirer, la perte de connaissance, les convulsions et la faiblesse ou l’engourdissement des membres, nécessitent une consultation à l’urgence pour exclure d’autres

pathologies plus dangereuses.

Que devrais-je faire après un TCCL ?

Après un TCCL, il est conseillé d’opter pour « un repos actif », ce qui consiste en une reprise progressive des activités en fonction de la tolérance. Pour reprendre le sport, il est recommandé de s’abstenir complètement d’exercices physiques pendant la phase aiguë, qui dure environ 48 à 72 heures selon les symptômes. Ensuite, il est conseillé de commencer par des séances courtes de 10 à 15 minutes à faible intensité. Pour tout ce qui est cognitif, il est favorable d’éviter les écrans (surtout si vous aviez une sensibilité à la lumière) et de rester dans un milieu tranquille. Certaines personnes doivent arrêter temporairement l’école et le travail, car elles ne peuvent pas se concentrer pendant une longue période. L’objectif est de reprendre progressivement les activités quotidiennes sans déclencher de symptômes. Votre corps sera votre meilleur indicateur pour vous dire si vous allez trop vite. La durée d’un TCCL peut varier de quelques jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon son degré de gravité et son historique antérieur.

Quel est l’impact à long terme d’un TCCL ?

La plupart des gens retrouveront leur état initial après leur premier TCCL. Cependant, dès que vous avez eu votre premier TCCL, vous devenez plus susceptible d’en subir un autre. Plusieurs TCCL augmentent les risques de développer des symptômes plus sévères, et malheureusement plus chroniques. D’après les études, les athlètes professionnels de football qui ont subi plusieurs commotions cérébrales au cours de leur carrière courent un plus grand risque de développer des troubles cognitifs et de contracter des maladies neurodégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer ou un syndrome parkinsonien.

Comment se protéger d’un TCCL et de ses séquelles ?

Le port d’un casque peut réduire le risque de TCCL, mais ne l’élimine pas complètement, car il ne protège pas nécessairement contre les secousses internes. Privilégiez les sports sans contact physique, surtout si vous avez déjà subi un TCCL. Sur la route, respectez les limites de vitesse, portez votre ceinture et restez attentif, et évitez de sortir par mauvais temps. Pour les personnes atteintes elles-mêmes ou pour leurs proches, ces guides proposent un plan de reprise graduelle des activités.

Adultes : https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Rapports/Traumatologie/INESSS_Depliant_TCCL_INESSS.pdf

Enfants :

https://montrealchildrenshospital.ca/wp-content/uploads/2024/04/2023-10-ConcussionKit-Brochure_FR_WEB1.pdf