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La paroisse de Saint-Hippolyte célèbre l’Amour

Comme une belle coutume, c’est le 12 juillet que sept couples sont venus souligner leurs années de mariage. Mettre en évidence 15 à 60 années de vie commune, de complicité et de soutien mutuel est en quelque sorte l’objectif de cette journée. Parents et amis étaient nombreux pour accompagner ces jubilaires fiers de leur alliance matrimoniale.

Souligner ceux qui s’aiment

Le soleil rayonnait en ce jour, tout comme les sept couples qui ont renouvelé leur engagement. Devant leurs familles, ils ont franchi l’allée centrale de notre si belle église le sourire aux lèvres et le cœur rempli d’amour. Gilles Ducharme, un bénévole très engagé dans notre paroisse, offre un mot de bienvenue aux personnes célébrées. C’est notre abbé Gauthier Elleme, prêtre modérateur, qui s’est acquitté de ses fonctions. Après avoir observé une minute de silence, on pouvait s’imprégner de la douce musique offerte par les musiciens. C’est en compagnie d’Édith-Anne Pagé au violon, de Guy Laverdure à la guitare et de leur fille Lara Laverdure au violoncelle, ainsi que de Marie-Andrée Roy au piano et aux chants, que la cérémonie a débuté.

Le prêtre a officié cette messe spéciale avec authenticité et quelques touches d’humour. Il a demandé aux gens d’applaudir les jubilaires, et en blaguant, a mentionné à ces derniers « Vous avez réussi à faire venir vos enfants et petits-enfants à l’Église ». Durant son homélie, il nous a parlé des étapes de l’amour selon lui. La première étant le coup de foudre pour certaines personnes et la deuxième, c’est de s’enraciner. Il a poursuivi son discours qui mettait en lumière l’investissement des personnes qui décident de s’unir, autant pour ceux qui l’ont fait que pour ceux qui le feront. Par la suite, les mariés ont été invités à renouveler leurs vœux matrimoniaux sous les applaudissements de l’assemblée. Lorsque tous les jubilaires étaient réunis, l’Hymne à l’amour, qui fut composée en 1949 par Édith Piaf, nous a été offerte par la charmante voix de la pianiste. Sublimée par le doux violon d’Édith, la mélodie s’est imprégnée dans le cœur des gens réunis.

Ils ont renouvelé leurs vœux

Voici ceux qui ont réitéré leur engagement avec le nombre d’années de mariage et leur représentation symbolique.

15 ans – noces de Cristal :     Stéphanie Chamas et Joseph Ayas

35 ans – noces de Rubis :      Édith-Anne Pageot et Guy Laverdure

45 ans – noces deVermeil :    Liliane Chachati et Pierre Chamas

50 ans– noces d’Or :              Denise Christophe et Rafik Ayas

50 ans – noces d’Or :             Claudie Mallouh et Raouf Ayas

60 ans– noces de Diamant :   Lise Bradley et Jean Ducharme

60 ans – noces de Diamant :  Denise Lefebvre et André Larocque

Ces hommes et ces femmes nous prouvent bien que les années qui passent n’affectent en rien le lien qui les unit. Leur bonheur d’être ensemble et de le partager ainsi avec la communauté est très inspirant. Je voudrais souligner ceux qui célèbrent 60 ans de mariage et dont les noces sont représentées par le diamant. À l’instar de leur vie commune, le diamant est la pierre la plus précieuse qu’il puisse exister. Ses reflets symbolisent la pureté et l’éternité. On dit qu’un diamant est éternel, alors, quand on réalise le chemin parcouru après 60 ans de vie commune, on saisit mieux le sens de ce noble sentiment.

En terminant sa célébration, l’abbé Gauthier a remercié les organisateurs pour cette journée unique. Il a transmis une bénédiction aux époux du jour, ainsi qu’aux gens présents dans l’église. Les musiciens ont clôturé le tout avec Can’t Help Falling In Love, popularisé pour la première fois en 1961 par l’inoubliable Elvis Presley. Une mélodie qui signifie bien pourquoi ces amoureux furent présents ce jour-là : l’Amour avec un grand A.

Festoyer autour d’un repas

Un brunch à l’Auberge du lac Morency a suivi la cérémonie religieuse. Grâce à un généreux don offert à la paroisse par la Fondation Adolphe et Roger Ducharme (père et frère de Gilles Ducharme),les fêtés ont été conviés à partager un repas, entourés de leurs proches. Une belle façon d’échanger entre gens de cette si belle communauté hippolytoise et environnante. Cela renforce le sentiment d’appartenance et ouvre les horizons.

Les mariés me racontent

Quand le brunch fut terminé, j’ai eu le loisir d’échanger avec certains jubilaires. Avec générosité, ils m’ont raconté quelques anecdotes qui ont déclenché quelques rires entre nous. C’est un privilège de les avoir rencontrés et je les remercie pour leur collaboration.

60epour Lise et Jean Ducharme. Ils ont 3 enfants, 4 petits-enfants et 2 arrière-petits-enfants

M.T. Parlez-moi du début de vos fréquentations.

Jean me raconte « c’était en 1959, on s’est connus à une partie de sucre à Sainte-Anne-des-Plaines, j’étais assis sur une corde de bois. À ce moment-là, Lise faisait partie d’une équipe de folklore à Montréal et je me suis inscrit aussi et on a commencé à se fréquenter ».

Lise poursuit « Jean était en formation en psychoéducation à Montréal et je suis partie un an au Congo comme volontaire. On s’est attendus de 1959 à 1965, qui était l’année de notre mariage ».

M.T. Quelle est votre plus grande fierté à tous les deux?

D’un commun accord, ils me répondent « c’est d’être ensemble après toutes ces années, on s’est toujours appuyé. La naissance des enfants, c’est notre richesse ».

M.T. Selon vous, quelle est la recette du bonheur?

Les yeux rivés l’un dans l’autre, Lise m’affirme « c’est d’accepter l’autre comme il est. C’est aussi la fidélité et la constance dans notre couple ».

50epour Claudie et Raouf Ayas. Ils ont 4 enfants et 13 petits-enfants

M.T. Comment avez-vous su que vous aviez trouvé l’amour de votre vie?

Avec un regard rieur, Claudie me confie « j’allais à l’Université avec une amie et j’ai eu le coup de foudre pour son frère. On s’est mariés six mois plus tard. On avait une belle complémentarité ».

M.T.Avec les années, quelles sont les valeurs que vous avez développées?

Claudie poursuit « tout d’abord notre implication communautaire. J’ai été présidente de l’Entraide Bois-de-Boulogne pendant 27 ans et on a beaucoup travaillé ensemble mon mari et moi. On a une complicité pour réaliser des projets. Et perpétuer les valeurs familiales, c’est très important pour nous ».

M.T. Racontez-moi un souvenir ou un moment spécial que vous chérissez.

Raouf enchaîne « on a eu un coup de cœur lorsqu’on a trouvé notre chalet à Saint-Hippolyte au lac de l’Achigan en 1986. On revient toujours chaque fin de semaine. Nos enfants ont fréquenté le Camp Bruchési et nos petits-enfants y vont également ».

Claudie me précise qu’ils sont six familles de leur communauté qui ont des chalets près de ce lac et que, toutes les fins de semaine, ils se réunissent pour un dîner. Par ses propos, elle me confirme leur grand sens de la famille et elle me dit en terminant « on aime notre paroisse ». Une touchante déclaration provenant de cette Hippolytoise de cœur!

15epour Stéphanie et Joseph Ayas. Ils ont 3 enfants

M.T. Comment s’est déroulée votre première rencontre?

Joseph me raconte « j’ai fait connaissance avec Stéphanie lors d’une soirée d’Halloween organisée par des amis que nous avions en commun. On s’est fiancés moins d’un an plus tard ».

M.T. Quelles sont vos activités préférées?

« Nous aimons les voyages. Nous sommes allés en France, en Floride. Nous avons visité l’Égypte, Le Caire et nous avons fait une belle croisière sur le Nil »,me répond Joseph.

M.T. Qu’est ce qui fait la force de votre couple?

Joseph me rétorque d’emblée « on est fiers d’avoir bâti une famille. L’écoute et l’amour se bonifient avec les années. Et aussi de se donner pour l’autre ».

M.T.À travers ces sages paroles, on ressent bien les valeurs familiales de ses parents Claudie et Raouf Ayas.

35epour Édith-Anne et Guy Laverdure. Ils ont 2 enfants et un petit-enfant

M.T.Racontez-moi le début de votre romance.

Édith-Anne me relate « je faisais une maîtrise en histoire de l’art et j’étais partie à Paris faire une recherche. J’avais fait une prière à l’aéroport Charles de Gaulle afin de rencontrer quelqu’un pour une relation à vie. Suite à mon retour chez-moi, j’avais un message de Guy sur mon répondeur. Il faut dire que Guy et moi, on se connaissait déjà, mais cela faisait plusieurs mois que l’on ne s’était pas vu. Je l’ai rappelé et on a commencé à se fréquenter ».

M.T. Partagez-moi une situation particulière.

Édith-Anne continue en me racontant « Guy se destinait â être prêtre et il a demandé au Seigneur de confirmer son choix avant de me revoir. Au début, on était des amis. Je me souviens, il avait mis ses notes de musique sur une planche à repasser (il était étudiant et il n’avait pas de lutrin) et il m’avait offert une chanson. Il m’avait même lu du Shakespeare au téléphone ».

M.T. Qu’est-ce qui vous rends le plus fiers?

Guy enchaîne avec Édith-Anne « peut-être que tout le monde dira cela, mais c’est vraiment nos enfants et notre petite-fille ».

Depuis plusieurs années, ce couple s’implique au sein de notre paroisse et c’est remarquable. Guy est diacre et Édith-Anne accorde son violon durant les messes pour nous.

En terminant, je souhaite encore beaucoup d’années de bonheur à tous ces charmants couples. Que l’amour les accompagne tout au long de leur vie!

Denise Lefebvre et André Larocque
Denise Christophe et Rafik Ayas
Liliane Chachati et Pierre Chamas