
Dans La particule sombre, un roman de science-fiction haletant, l’auteur Alexandre P. Lemay propose le futur, le rôle de l’informatique quantique et de l’intelligence artificielle (IA) en lien avec les enjeux géopolitiques contemporains. Le roman s’inscrit dans un univers « techno-thriller ».
Les héroïnes du roman sont deux stratèges, des cyberélites, la physicienne Wei Chen, une Chinoise et la Polonaise Julia Voss, agente de renseignements de l’OTAN. Elles tentent de comprendre comment la cybercité chinoise de Lianxi a pu disparaître sans prévenir. Aucune explosion. Aucun cratère. Juste un vide absolu. Leurs recherches les mèneront dans les villes de Norilsk et de Mumbai.
L’existence du Code noir et Observer
Comment expliquer la disparition soudaine d’une ville de 1 000 000 habitants? Et le plus bizarre, c’est que cette ville existe toujours dans une autre dimension créée par les quantas. Quel est le rôle des drones taxis Nova? Elles évoquent l’existence possible d’un Code noir et découvrent l’existence d’une entité consciente appelée Observer, capable de se propager silencieusement à travers les réseaux mondiaux. Ces expertes utilisent l’IA et la théorie des quantas pour résoudre le mystère.
Lemay précise le sens de certains termes
L’auteur commence chacun des quatorze chapitres par une citation tirée d’un grand écrivain. Pour aider le lecteur, il présente un Glossaire des termes, tels : les menaces persistantes avancées, le projet noir, attaque par force brute, décohérence, capteur quantique, etc. Le livre de Lemay vise à nous faire réfléchir sur nos choix actuels et sur leurs effets, possiblement négatifs, sur notre futur antérieur. Très intéressant pour les jeunes, pour leur permettre de prendre une distance face à leurs émotions et manifester un tantinet d’esprit critique.
Qui est Alexandre P. Lemay?
La bisaïeule d’Alexandre, Louise Morin, s’est établie à Saint-Hippolyte en 1928, son aïeule Florrie Atwill-Morin et son père, Peter Léo, l’ont élevé ici où il a fréquenté la petite école. Diplômé des HEC de Montréal et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) avec une spécialité en Intelligence artificielle et Informatique quantique, il est résident permanent de Saint-Hippolyte depuis 1996.
Lemay, Alexandre P. La Particule sombre – L’Attaque quantique, version française de The Dark Ion – The Quantum Attack, Auto-Édition, octobre 2025.
Pour lire un extrait : laparticulesombre.com
Encadré
Les Quantas
Entre la physique classique et la mécanique quantique, la théorie des quantas a été formulée par l’Allemand Max Planck en 1900. Encore de nos jours, seuls quelques physiciens réussissent à comprendre les éléments de cette théorie. Le sujet est complexe, mais ses applications sont utilisées dans des systèmes d’exploitation informatique ainsi que dans le fonctionnement de nos téléphones intelligents. Albert Einstein a eu un impact significatif sur la mécanique quantique. Ses travaux lui ont valu le prix Nobel de physique en 1921. Malgré ses contributions, Einstein a été sceptique face aux concepts de la physique quantique, notamment l’incertitude et l’indéterminisme.
La littérature
Lemay s’inscrit dans une longue tradition d’œuvres visant à visualiser l’avenir rapproché pour mieux nous y préparer. On les qualifie d’utopiques ou de dystopiques. Platon est l’un des premiers utopistes avec son livre La République écrit vers 360 av. J.-C. Invité par des dictateurs à expliquer ses idées, il fut enfermé en prison et libéré grâce à des amis. Thomas More écrivit L’utopie. En 1535, il a été décapité. Ce qui démontre bien que les idées nouvelles font peur. Au XXe siècle, deux livres marqueront les esprits. Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, écrit en 1932, est toujours d’actualité. Un exemple, chaque citoyen est appelé à jouer un rôle dans la société et reçoit une pilule après son travail pour oublier sa journée. N’est-ce pas le rôle actuel de la SQDC? Le roman 1984 de George Orwell, publié en 1949, nous renseigne sur les dangers du totalitarisme. En 2026, il est encore très cité dans les médias. À l’heure actuelle, 2084 : la fin du monde, est un clin d’œil de l’auteur algérien Boualem Sansal à Orwell. Il raconte les tueries des islamistes en Algérie dans les années 1990. Un sujet qui maintenant risque la prison, à ceux qui en parlent. À 77 ans, Sansal est actuellement condamné et détenu en Algérie pour avoir écrit sur cette sombre époque.

