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La photographie rétrofuturiste de Marie-Claude Dequoy

Cuites au four // Oven baked est le titre de l’exposition de photographies de Marie-Claude Dequoy qui se poursuit jusqu’au 22 avril dans la salle multifonctionnelle de la bibliothèque.

 

Il s’agit de la première présentation solo de la photographe. Pour le moment, elle mène sa carrière en parallèle à son emploi. Mais elle espère pouvoir se consacrer à son art à temps plein dans un proche avenir.

Parcours

Marie-Claude Dequoy dessine depuis qu’elle est toute jeune. Elle a étudié en arts visuels et médiatiques. Elle a travaillé comme photographe de studio pendant plusieurs années. Elle y a développé son expertise. Elle a ensuite complété un cours en graphisme, ce qui lui a donné de bons atouts pour travailler en postproduction numérique. Pour Marie-Claude, la photographie est le médium qui lui permet de s’exprimer en tant qu’artiste.

 

 

Rétrofuturisme

Le rétrofuturisme est un courant artistique qui représente autant l’avenir, tel qu’on le voit dans le passé, que le passé tel qu’on le voit du futur. Il combine donc des images rétro et futuristes dans un même ensemble. « C’est une forme d’esthétisme qui existe depuis longtemps et qui a perduré, indique Marie-Claude. En ce moment, on le retrouve beaucoup en illustration. Je ne suis vraiment pas la seule qui utilise ce genre. Mais en photographie, de la manière dont je l’approche, sans doute, oui. »

 

Techniques

L’artiste entame fréquemment son processus de création par un croquis. Avant de prendre sa photo, elle élabore un décor et une mise en scène autour de son sujet. Elle photographie autant des personnes que des objets. Les portraits exigent évidemment plus de travail de direction. C’est aussi plus complexe au niveau de l’installation et de la lumière. Son cliché correspondra déjà, à quatre-vingt-dix pour cent, au résultat final escompté. Les retouches photo viendront compléter la composition. « Ma force, c’est vraiment de pouvoir dessiner, ce qui me donnait déjà une longueur d’avance lorsque j’ai commencé à utiliser Photoshop. On ne le voit pas, mais je dessine carrément par-dessus la photo », précise Marie-Claude. Elle recourt aux formes géométriques. Avec le blocage de couleur, elle combine harmonieusement différents coloris, contrastés et équilibrés. Elle parvient ainsi à construire un assemblage visuel qui accroche l’œil.

« Mes pièces sont colorées. Elles ont un aspect “couleurs primaires, dessins naïfs”. C’est un style que j’apprécie et ça se reflète dans mes sujets. J’aime aussi mettre des gens à côté d’objets qui ne sont pas censés s’y trouver ou dans des environnements inédits. Tout ce qui est rétrofuturiste est vraiment une ligne directrice dans ce que je fais. »


Inspiration

« Je suis une fan de toutes les pochettes d’albums de Pink Floyd créées par Hypgnosis, un collectif de graphistes britanniques. Ils ont réalisé des illustrations conceptuelles pour plusieurs autres groupes anglais des années 70 et 80. C’est vraiment ça, mon approche. Le surréalisme aussi m’interpelle. » La musique la stimule. Elle aime créer des images à partir de ce qu’elle a entendu. Des objets aussi peuvent l’inspirer. Ce qui l’intéresse avant tout, c’est de créer des ambiances, des univers. C’est emmener le spectateur ailleurs. Elle propose des images conceptuelles qui intriguent, qui attirent la curiosité, qui veulent retenir l’attention.

Découverte

Des portraits aux accessoires improbables. Des individus mis en scène dans des environnements insolites. Des objets aux allures futuristes présentés dans des décors austères. Des diptyques, aussi, qui viennent enrichir les propositions de l’artiste dont Missing one and finding one, est, sans aucun doute, le plus surréaliste. Visiter cette exposition, c’est se donner l’opportunité de se familiariser avec l’esthétisme mordant du rétrofuturisme.