La pièce théâtrale Les 39 marches

Présentée les 20 et 21 mai au Théâtre Gilles-Vigneault, cette comédie policière fort attendue a su combler les spectateurs. La salle, remplie sur tous les paliers, témoignait tant de la popularité des acteurs que de cette hilarante histoire. Les effets spéciaux, les innombrables costumes, ainsi que le jeu de ces professionnels nous démontrent pourquoi tant de gens ont vu cette production.

Primée à travers le monde et originalement adaptée par Patrick Barlow, cette satire policière est extraite du film The 39 Steps d’Alfred Hitchcock (1899-1980). En 2007, un classement dressé par la critique du Royaume-Uni, décrit Hitchcock comme le plus grand cinéaste. Il a réalisé plus de 50 longs métrages, dont Les Oiseaux, Psychose, La mort aux trousses, etc. Cette pièce burlesque à la sauce Hitchcock est en tournée à travers le Québec, et son succès ne fait que monter en popularité depuis plusieurs mois. Benoît Brière, Martin Drainville, Luc Guérin et Évelyne Rompré font partie de cette incroyable distribution. L’adaptation, la traduction et la mise en scène sont assurées par Benoît, Luc et Martin, ces inséparables complices.

Les grandes lignes en bref…

Pendant près de deux heures, ces maîtres de la rigolade nous transportent à Londres en 1935. L’action débute au London Palladium, ce théâtre londonien construit en 1910 et situé à Westminster, contient 2286 sièges, où de nombreuses activités y ont toujours lieu. Le personnage de Richard Hannay est magistralement interprété par Luc du début à la fin. Il incarne un Canadien à Londres qui est entraîné dans une affaire d’espionnage et ce, bien malgré lui. C’est Évelyne qui assume de superbe façon les rôles d’Annabelle, Margaret et Pamela. Quant à Martin, il en endosse une quinzaine, dont le Professeur Jordan, le maître de cérémonie et le fermier. Pour Benoît, c’est plus de 15 personnifications, avec entre autres, madame Jordan, monsieur Mémoire et le shérif.

Pourquoi les 39 marches?

Cet intrigant récit riche en rebondissements nous permet de suivre Richard Hannay dans sa quête de la vérité. Il rencontre Annabella lors d’une soirée au théâtre et elle lui dit être poursuivie, car elle détient un code secret. Richard décide de l’héberger chez lui et, juste avant que sa protégée ne se fasse assassiner, elle lui parle d’une société secrète avec comme indices les 39 marches et l’Écosse. Soupçonné pour ce meurtre commis dans son appartement, Richard est poursuivi à travers l’Écosse. Il tentera par tous les moyens de prouver son innocence à travers des péripéties toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Il sera confronté à diverses situations face à des policiers, des hôteliers douteux, un fermier méfiant. Il se retrouvera à bord d’un train, d’un avion ou d’une automobile d’époque. Le dénouement de cette aventure se conclut au London Palladium, afin de boucler la boucle. (Dans le but d’en préserver le mystère, je n’en dévoilerai pas l’issue). Toute la bande s’emploie à construire ces situations ou à changer les décors sous nos yeux, en s’activant tant au niveau de l’habillement que de leurs répliques. Plusieurs moments cocasses déclenchent les rires parmi l’auditoire, ce qui est assez inusité lors d’un assassinat.

Loufoque, déjantée et sportive

Voilà les trois qualificatifs qui nous viennent en tête en allant voir cette création. Il y a tellement de matières à analyser durant cette représentation, c’est incroyable ! C’est un feu roulant du début à la fin. Chapeau bien haut au quatuor des comédiens qui nous ont transmis leurs textes à une allure vertigineuse. Le public conquis leur offre deux ovations pour cette performance remarquable. L’équipe technique du TGV fut également soulignée pour leur participation, lors des différents tableaux. En visitant le site, Les 39 marches, on pourra y voir les dates où ils se produiront.

Pour infos : www.theatregilles.com

Crédit photo : gracieuseté