
Avec la Saint-Valentin, l’aspect romantique, psychologique et commercial de l’amour domine. Je vous invite à connaître un point de vue différent sur l’amour, le sexe, l’aspect biologique, qui n’est pas véhiculé dans les médias.
Romain Gagnon est un ingénieur. Sa formation scientifique transpire dans ses écrits. Dans son livre La biologie de l’amour. Explication évolutionniste des mécanismes amoureux, il aborde cet immense sujet, au centre de la vie de tous les humains, ou presque, d’un point de vue qui prend en compte la nature et son importance. Son livre mentionne plus de 402 références à des auteurs. C’est du solide!
Nous ne sommes pas dans le domaine de l’opinion et des émotions
Dans l’éternel combat entre l’inné et l’acquis, la nature et la culture, l’instinct et l’éducation, le déterminisme et le libre arbitre, l’animal et le politique (Aristote), l’un des deux aspects conflictuels domine toujours, à tour de rôle, selon les époques. C’est un peu le Yin et le Yang des Chinois. La conception du temps est cyclique ou linéaire.
Depuis les années 1960, l’aspect culture, inspiré de Jean-Jacques Rousseau, a prévalu. Il domine le monde de l’éducation et des sciences humaines. L’humain se construit, d’où le constructivisme, une théorie psychologique qui avance que l’humain est libre et construit sa vie comme bon lui semble. Pour les pédagogues, rien ne peut empêcher un étudiant de devenir médecin s’il le veut et s’il reçoit l’aide des spécialistes en éducation. Au Québec, la Révolution tranquille et Guy Rocher ont mis de l’avant cette nouvelle approche du comportement humain. L’élitisme des collèges classiques a été éradiqué; tous les individus, les comportements et les choix de vie ont été présentés comme égaux.
La sélection naturelle qui caractérise l’évolution
La pandémie et le confinement nous ont rappelé que l’aspect nature joue un rôle essentiel dans le comportement des humains. Nous assistons à la fin d’un cycle. Gaïa, le nom que les Grecs donnaient à la Terre, qu’ils considéraient comme un être vivant, fait son ménage périodique. La grippe espagnole, qui a vu mourir 100 millions d’individus dans les années 1918-1919 nous le rappelle. Romain Gagnon nous aide à comprendre le phénomène amoureux. En se référant à Darwin, il explique le rôle de la sélection naturelle. Depuis l’apparition de la vie sur Terre, il y a 3,5 milliards d’années, la sélection naturelle est le mécanisme qui caractérise l’évolution. Elle implique que les individus d’une espèce qui sont les mieux adaptés à leur environnement vont survivre et se reproduire d’une génération à l’autre par leurs gènes.
Le chapitre sur le dimorphisme sexuel permet de mieux comprendre la violence contre les femmes. Dans un autre chapitre, il relativise le libre arbitre dans le choix du partenaire. Les hormones dominent nos relations indépendamment de nos choix personnels. Il reconnaît l’aspect naturel de l’homosexualité, qui a toujours existé. Il permet de comprendre l’infidélité et la jalousie, leurs causes naturelles. Toutefois, il rejette l’idéologie de genre comme ne respectant pas la « nature intrinsèque » des hommes et des femmes.
Il conclut par le rappel d’un vieil adage qui, depuis plus de 3000 ans, oriente les humains. « Un vieil adage en sciences humaines affirme que celui qui ignore son histoire est voué à la répéter. Mais je dis que celui qui ignore sa biologie est condamné à en être l’esclave. » Pour sortir de cet esclavage, les préadolescents doivent apprendre le rôle de la biologie, les prêtres, celui des hormones et les Québécois celui de l’histoire…
Gagnon, Romain, La biologie de l’amour. Explication évolutionniste des mécanismes amoureux. Éditions Stratégikus, 2024, 229 pages.
Traduit en anglais, disponible en version papier ou numérique.
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