Une nouvelle année, un nouveau calendrier. En papier ou électronique, pour noter nos rendez-vous ou nous rappeler un anniversaire, chacun d’entre nous utilise à sa guise une forme de calendrier. Mais d’où vient cette mesure du temps?

Dans un monologue hilarant de l’humoriste Dominic Paquet, c’est l’« inventeur » du calendrier qui explique aux paysans le principe de la semaine de 7 jours Pourquoi pas 10? 10 ça f’rait un chiffre rond. Et que l’année va être divisée en 12 mois de 30, 31, et des fois 28 ou 29 jours Comment savoir c’est combien? Tu vas compter su’ tes jointures… Ouais, mais on comprend rien! youtube.com/watch?v=CbM1li43G9I

Les origines de notre calendrier

Les premières sources fiables indiquant qu’un phénomène naturel récurrent aurait pu servir d’orientation temporelle proviennent de l’Égypte antique. Il y a plus de 6000 ans, la crue du Nil, qui se produisait dès que la lune avait effectué douze ou treize rotations, indiquait qu’une année prenait fin. Les Babyloniens observaient le ciel nocturne. La lune change d’aspect avec une régularité méticuleuse. D’un fin croissant, la surface de la lune éclairée par le soleil, s’agrandit jusqu’à ce qu’un disque circulaire complet soit visible et rétrécit de nouveau jusqu’à disparaitre après environ 29 jours. On appelle ce cycle, une lunaison. 2000 ans av. J.-C., ils divisaient déjà leur année en douze mois de 30 jours. Ils ont repris ce système des Sumériens qui occupaient avant eux la Mésopotamie. Ils ont remplacé la semaine de cinq jours en vigueur par la semaine de sept jours. Les Romains utilisaient aussi un calendrier lunaire de même que le calendrier religieux dans l’islam.

Du calendrier lunaire au calendrier luni-solaire

Si l’on regroupe 12 mois selon la durée moyenne d’une lunaison, on obtient près de 354 jours, 11 jours de moins que l’année solaire que nous connaissons. Un problème se pose quand, en plus des phases lunaires, on intègre le cycle solaire et les saisons dans le calcul. Pour compenser la différence avec l’année solaire, des années bissextiles, qui comportaient un treizième mois, ont été introduites.

Tout tourne autour du soleil

La position du soleil a beaucoup plus d’impact sur notre vie que celle de la lune. Dans un cycle solaire, la terre suit une trajectoire elliptique autour du soleil. L’axe autour duquel tourne la terre est incliné et c’est la raison pour laquelle la durée du jour et de la nuit change au cours de l’année. On appelle « équinoxes » les deux points sur la trajectoire du soleil où la durée du jour est égale à celle de la nuit. L’équinoxe du printemps marquait autrefois le début d’une nouvelle année. Il y a deux autres points marquants sur la trajectoire de la terre autour du soleil, à savoir les « solstices ». Ce sont les jours où le soleil se trouve à son point le plus élevé ou à son point le plus bas du ciel à midi. Dans l’hémisphère nord, le solstice d’été a lieu le 20 ou 21 juin et le solstice d’hiver le 21 ou 22 décembre. Le plus ancien calendrier solaire découvert en Europe correspond à une peinture murale dans la grotte de Magura en Bulgarie. Elle date de la fin du Néolithique et représente un calendrier de 366 jours.

César, Grégoire et les Mayas

Jules César a modifié le modèle égyptien en ajoutant un jour pour une année bissextile tous les quatre ans (le calendrier julien). Par un calcul où la virgule prend son importance, au XVIe siècle, chaque année s’écartait de l’année solaire de 11 minutes. En 1582, pour rétablir l’ordre, le pape Grégoire XIII a introduit une nouvelle réforme : soit seulement les années divisibles par 400 soient des années bissextiles (calendrier grégorien). C’est celui que nous utilisons aujourd’hui. Quant au peuple maya, qui a colonisé l’Amérique centrale à partir du troisième millénaire av. J.-C., on sait qu’ils utilisaient trois différents calendriers. Les scientifiques en ont décodé une partie, mais continuent à se creuser la tête pour en décrypter toute la complexité. La fin d’un calendrier signifie la fin d’une année et le passage vers une nouvelle et non pas la fin du monde comme plusieurs l’ont craint en 2012.

Source :

science.lu/fr/histoire-du-calendrier/quelles-sont-les-origines-notre-calendrier