Que Noël vous apporte la paix et l’abondance, des granges et des caves jamais vides. Une corne de bière authentique réchauffera le cœur et égayera l’esprit. Souhaits qu’on pouvait lire dans une carte de Noël du 19e siècle.
En 1979, on découvre aux Archives nationales d’Écosse, une carte envoyée au roi d’Angleterre, décorée de l’imagerie de la société secrète Rose-Croix. Les souhaits, disposés pour former une rose, se terminaient ainsi :… avec grande joie et bonne fortune, nous entrons de bon augure dans la nouvelle année 1612. Elle serait la plus ancienne carte de vœux.
Angleterre, 19e siècle
Sir Henry Cole (1808-1882) était un fonctionnaire qui, en 1840, a réformé le système postal en participant à la création des premiers timbres postaux. En 1843, pour s’épargner la peine d’écrire des lettres, il a eu la brillante idée d’écrire de courts souhaits sur une carte colorée pour envoyer ses vœux. Il a demandé à John Callcott Horsley (1917-1903) de créer une illustration afin de produire la première carte de Noël imprimée. L’année suivante, la famille royale a transmis ses vœux sur des cartes de Noël « officielles ». Le concept s’est répandu en Europe et a rapidement traversé l’Atlantique. En 1873, Louis Prang, éditeur et lithographe, a créé toute une série de cartes de Noël pour le marché anglais et lorsque Noël est devenu un jour férié officiel aux États-Unis, Prang a décidé de profiter de ce nouveau débouché.
La simple carte est vite devenue matière à création
À cette époque, les thèmes religieux, scènes de la Nativité, anges et rois mages étaient populaires. Mais d’autres étaient humoristiques ou bien tendres, représentant des enfants et des animaux, ainsi que des scènes de Noël classiques, vieilles églises et chemins de campagne enneigés, cadeaux sous un sapin décoré d’ornements scintillants. Les familles étaient représentées autour d’une table où trônait une dinde rôtie. On y ajoutait rubans, dentelles ou guirlandes. Le satin et la soie étaient populaires pour enrichir la sensation au toucher. Les cartes les plus exotiques étaient parfumées ou agrémentées de fleurs pressées. Les formes étaient très variées, ovales ou en forme de cloche, certaines étaient pliées, d’autres formaient un éventail. Elles pouvaient comporter les parties mobiles ou des rabats qui révélaient un vœu ou une nouvelle scène.
Grâce aux progrès de la lithographie, les tendances en matière d’art ont évolué au fil du temps. On a vu apparaitre des dessins très décoratifs et des œuvres d’artistes en vogue. Les deux guerres mondiales ont également inspiré des sujets représentatifs… et la colombe de la paix. Depuis l’ère victorienne, les cartes sont des objets de prédilection pour les collectionneurs!
Le Père Noël et Internet dans tout ça?
Le père Noël est une figure populaire, mais son apparence a évolué. Passant de Saint-Nicolas, évêque généreux du 4e siècle, à un joyeux personnage falstaffien, à un vieil homme avec un pantalon bleu et une couronne de houx, et enfin à celui que l’on connait aujourd’hui portant son costume rouge bordé de fourrure blanche. Selon les époques, il a livré ses cadeaux à bicyclette, en montgolfière et en train avant d’acquérir son traîneau. La révolution Internet a indéniablement réduit le volume de courrier. Toutefois, des cartes personnalisées que l’on crée soi-même, se retrouvent dans les boîtes aux lettres parmi des cartes populaires, sophistiquées ou faisant de la musique.
Qu’elle soit artisanale, commerciale, de bienfaisance (UNICEF) ou virtuelle, une carte de vœux, ça fait toujours plaisir!
Sources :
Encyclopédie de l’Histoire du Monde : worldhistory.org
Journal Web : vingt55.ca
Le blogue : tistheseasontobemerry.blogspot.com





