
Les bacs de compost, comme de déchets, peuvent attirer la faune sauvage de Saint-Hippolyte. Patricia Hamel, une résidente de chez nous, a été citée par le journaliste Alexandre Shields du Devoir dans son article intitulé : Des ratons victimes de nos poubelles, paru le 11 juillet 2026.
Mme Hamel se déplace souvent en marchant ou en courant dans les rues de son quartier. Elle a pu voir, au fil des années, des ratons laveurs coincés dans les bacs de compost ou dans les bacs de déchets. Même si elle a pu en libérer plusieurs, certains étaient morts faute de pouvoir ressortir du bac. Une telle situation nous ramène toujours aux comportements humains. Dans l’article d’Alexandre Shields, il est fait mention qu’au Québec, nous jetons un million de tonnes d’aliments par année…
Des attaches bien utiles
Bien sûr, la ville fournit des attaches qui empêchent d’ouvrir le couvercle, mais il faut bien refermer l’attache sur l’avant du couvercle jusqu’au jour de la cueillette. Il faut aussi reconnaître les prouesses du raton laveur ainsi que sa dextérité manuelle qui lui permettent, sans difficulté, de tourner la poignée d’une porte et de saisir de petits objets. Il peut même gruger la sangle élastique pour accéder au contenu placé dans le bac.
Pas de solutions miracles
Même s’il n’y a peut-être pas de solutions miracles, je place mes sacs de compost qui seraient susceptibles d’intéresser les ratons, dans le congélateur jusqu’à la veille de la cueillette. De plus, tout au long de la semaine, je place une roche sur le couvercle du bac brun. Tous les matins, je vérifie si la roche a été déplacée. Si oui, je remarque que les sacs ont été triturés, leur contenu ayant été grignoté par le raton laveur. Sauf que ce mammifère est un habile grimpeur et les adultes peuvent probablement se sortir du bac seuls. Il faut aussi mentionner que ces petits « bandits » masqués travaillent souvent en équipe. Ils peuvent même arriver à basculer le bac sur le côté et y pénétrer et en ressortir bien plus facilement. Les jeunes, par contre, éprouveront des difficultés à trouver la sortie. Je garde donc l’œil ouvert sur mes bacs pour ne pas qu’un raton laveur y demeure emprisonné. Ce n’est encore jamais arrivé…
Un garde-manger naturel
Si des résidents ne séjournent à Saint-Hippolyte que durant les fins de semaine, il pourrait être tentant pour les ratons laveurs de visiter leurs bacs. Comme ces résidents ne sont plus sur place pendant quatre ou cinq jours, les circonstances peuvent faire en sorte qu’en voulant se nourrir dans le bac, les ratons laveurs y restent coincés pour toujours…Heureusement que les ratons laveurs peuvent trouver de la nourriture dans le garde-manger naturel que leur offrent la forêt et le bord des lacs. Un matin, j’ai vu une femelle raton avec son ratonneau pêcher et croquer de gros escargots dans l’eau peu profonde du lac. Ce sont des Vivipares chinois. Même si cette espèce d’escargot est considérée comme une espèce exotique, le raton laveur en raffole. Il trouve donc amplement de nourriture dans son environnement immédiat sans recourir aux « cadeaux humains » qui l’attirent, car ils dégagent souvent une odeur certaine.
Merci à l’Hippolytoise Patricia Hamel d’être la gardienne de nos ratons laveurs lorsqu’elle entreprend sa marche ou sa course matinale dans les rues de son quartier!

