Oh là, là! Le mot panique, on n’aime pas. Mais c’est ce que j’ai ressenti à Cuba, Varadero en décembre 2012. Je suis en vacances avec ma famille. Mon conjoint Daniel, ma fille Marie Soleil et Alain son conjoint, et les deux enfants de ma fille, Clara 8 ans et Thomas 4 ans. Il fait beau, le soleil est au rendez-vous. Le temps s’est arrêté pour une semaine dans un tout inclus. Tout le monde mérite ces petites vacances. Les journées se passent admirablement bien : la plage, la mer, la bouffe!!, les activités, les cubains si gentils. Nous sommes comblés et privilégiés et nous savourons chaque moment.

 

Un imprévu

Quelques jours plus tard, ma fille se plaint d’une douleur à l’oreille. Possiblement trop de baignades dans la piscine. Cela arrive parfois. Nos oreilles sont sensibles à l’eau. Une légère infection peut apparaître. Alors en fin de journée, prévoyante et vigilante, vers 6 heures, elle décide d’aller en taxi en ville pour rencontrer un médecin à une clinique médicale, proposée par l’infirmière de notre hôtel. Clara veut accompagner sa mère. Toutes les deux attendent dans le hall d’entrée un taxi qui les mènera en ville. C’est une bonne idée… Et Thomas est sous notre garde bien entendu et nous restons sagement à l’hôtel.

 

Où est Thomas???

Daniel, Alain, Thomas et moi nous nous dirigeons vers le resto-bar et décidons de prendre l’apéro en attendant le souper. Bien entendu, Thomas est près de nous évidemment. Et j’ai tout à coup le besoin d’aller voir ma fille pour voir si elle a quitté l’hôtel. Tout est beau. Elle attend. Et moi je reviens vers le resto-bar et j’aperçois les deux boys revenir avec leur boisson. Et stupéfaite je ne vois pas Thomas!!! Où est Thomas que je demande! Où est Thomas? C’est alors qu’on réalise tous ensemble que Thomas n’est pas là. Il nous a fait faux bond à Daniel, Alain et moi sans bruit! Une incroyable peur s’empare de nous… et comme on dit : moi je capote!

 

Tout de suite on se sépare : un va vers les piscines, l’autre autour et devant l’hôtel! Moi je me dirige vers la réception de l’hôtel pour signaler aux préposées l’absence de Thomas. Je leur explique la situation : petit bonhomme, cheveux pâles, l’avez-vous vu? On imagine plein de scénarios. Et comble de hasard, ma fille n’est pas encore partie. C’est l’affolement général. On est tous en mode de chercher Thomas et de crier son nom très fort. Les vacanciers nous entendent et se mettent de la partie.

 

Ah, le p’tit « mosus »

Toujours en alerte, on s’époumone et on cherche. C’est vraiment panique en la demeure. Et tout à coup au bout de plusieurs minutes, on aperçoit Alain et Thomas! Thomas, presque souriant, dans les bras d’Alain. Mais d’où sort-il bon Dieu? Et c’est alors qu’Alain nous raconte qu’il a eu cette idée que Thomas était peut-être parti marcher jusque vers notre bâtiment où se trouvent nos chambres. C’est quand même une bonne distance de marche sur le sentier éclairé par de jolis lampadaires.

 

Eh bien oui! Thomas était à la bonne chambre avec la petite carte magnétique qui permet d’entrer. Thomas voulait essayer cette carte TOUT SEUL COMME UN GRAND! Et sans avertir, il a quitté tout bonnement le groupe. C’est là qu’Alain a trouvé notre beau Thomas. C’est vous dire le soulagement que chacun a vécu! Et de se demander comment Thomas a pu faire tout seul ce chemin. Pour moi, ce fut une immense leçon envers mon petit Thomas. Garder un œil vigilant sur un enfant de 4 ans est une obligation de tous les instants. Juste un moment d’inattention et hop on peut perdre de vue un enfant…

 

Retour à la normale

Après toutes ces émotions, Marie Soleil a pu se rendre à la clinique. Et se faire soigner. À son retour, on s’est tous retrouvés pour un bon souper. Et les vacances ont continué sans trop de heurts ni de coup de soleil! Jamais je n’oublierai cet épisode dans la vie de Thomas. Maintenant qu’il a 16 ans, il fait son chemin TOUT SEUL COMME UN GRAND!