Je suis une joueuse de tennis depuis de nombreuses années. C’est un sport que je pratique régulièrement dans un club des Laurentides. Trois fois semaine, je vais jouer avec beaucoup d’enthousiasme. Nous sommes plusieurs, femmes et hommes, à pratiquer ce sport dans la joie, la bonne humeur et surtout la bonne entente.

J’ai commencé à jouer vers l’âge de 14 ans dans mon quartier, au Manoir Notre-Dame-de-Grâce. Il y avait là quatre terrains extérieurs. Et l’hiver c’était la patinoire. J’avais quelques ami(e)s qui tapaient des balles avec moi. On y voyait aussi Martin Laurendeau et Andrée Martin, futurs joueurs professionnels. Ils nous impressionnaient. C’était pour moi une belle activité.

Louise entourée d’Adrien, Benjamin et Éliane.

Beaucoup plus tard

Beaucoup plus tard, la vie m’a amenée à quitter mon quartier. Et vers les années 2000, je me suis retrouvée à habiter les belles Laurentides. Et c’est ici que j’ai découvert ce club de tennis qui répond à mes besoins de jouer. Et je dis bien le mot « jouer ». Pour moi, on joue au tennis, à ce sport des plus complets. C’est-à-dire que l’on bouge, que l’on travaille nos muscles, nos réflexes, nos stratégies de jeux. Que nos partenaires de jeux sont à la fois nos ennemis et nos complices. Il y a là la vie de communauté qui prévaut. Et ce groupe de joueurs a à cœur de bien s’accommoder des aléas du jeu. Il faut comprendre ici que les joueurs sont compétitifs. On veut gagner… et des points et son honneur!!!

Un Club ouvert aux plus jeunes

Notre Club comporte un groupe de jeunes qui sont inscrits à SPORT-ÉTUDES. Cela signifie que chaque jour de la semaine, ces jeunes étudiants font école le matin, et qu’ensuite un autobus les amène au club pour l’après-midi. D’abord, ils doivent s’entraîner une heure au gymnase du club et, pour les deux heures suivantes, des coachs professionnels seront à leur côté pour l’apprentissage de ce fameux sport. Ils sont 24 jeunes sous la gouverne de David, Catherine, Pierre et quelquefois du réputé Sylvain Bruneau, de Tennis Canada, qui a coaché quelques-unes de nos plus grandes joueuses canadiennes, comme Bianca Andreescu, Eugénie Bouchard et bien d’autres.

Ces jeunes, privilégiés, faut le mentionner, ont intérêt à bien performer à l’école… sinon le sport-étude leur serait inaccessible. Quand je les vois s’entraîner, travailler dur, je suis impressionnée et cela me rappelle qu’à 14 ans, il n’existait pas ce genre de programme dans nos écoles. Ils sont chanceux. Et le système d’éducation a compris l’importance du sport. Et je voudrais aussi souligner l’apport des parents qui participent pour leur enfant à la mise en forme de leur santé physique et mentale, sûrement. Des jeunes qui sont vaillants, disciplinés, passionnés. Et je crois bien qu’ils feront plus tard de jeunes adultes responsables et prêts pour affronter les aléas de la vie!

La bourse des As

Un jour, y’a de ça trois ou quatre ans, un tournoi a été organisé entre les jeunes et les membres du club. On a joué avec eux. Ce fut mémorable! Et j’ai offert, avec l’accord de la direction, au moment du cocktail, une bourse en argent à trois jeunes de ce groupe de sport-études, âgés de 12 à 17 ans. Les noms ont été tirés au hasard et chacun a reçu La bourse des AS, d’une valeur de 300 $ chacune. Leurs yeux brillaient et, dans mon discours, j’ai salué le travail colossal des coachs, j’ai félicité les parents et j’ai bien encouragé ces jeunes de persister dans leur passion, le tennis.

Anecdotes!

Quand la pandémie est arrivée, le club est resté ouvert : seuls les gens en couple pouvaient venir y jouer. On y entrait masqué et on jouait en simple seulement, sans masque évidemment. Le resto était fermé, les fauteuils devant les courts déplacés. On ne pouvait pas flâner là. Quelquefois, de mon côté, j’allais taper seule des balles sur le mur de l’école primaire de Saint-Hippolyte. Personne sur place : pas d’écoliers, pas de profs, le stationnement vide. C’était un peu triste tout ça, mais cela me permettait de garder la forme.

Mode de vie

Et maintenant, à un âge respectable, le tennis est devenu pour moi un mode de vie. C’est comme aller travailler : après une journée à jouer un match endiablé, je suis fière de ma performance, je respire la santé et je peux vous dire que je dors bien la nuit venue! Vive le Sport! Vive le Tennis!